La loi de Parkinson

Aucun rapport avec la maladie. Initialement publié par Cyril Northcote Parkinson en 1955 dans « The Economist ». Elle est fondée sur l’étude du travail dans l’administration britannique.
Le principe de cette loi est simple : Une tâche donnée prend le temps qui lui est imparti. Exemple : Si tu t’accordes 2 jours pour faire telle tâche alors qu’elle est faisable en 2 heures. Tu la termineras en 2 jours.
Il est possible voire facile d’utiliser cette loi dans le bon sens. Le « Time boxing ».
Mets tes tâches dans une boîte temporelle. Liste-les et donnes à chacune une durée (réaliste).

La loi de Murphy

Edward A. Murphy Jr., ingénieur aérospatial américain à trouver l’adage suivant : « Tout ce qui est susceptible d’aller mal, ira mal ».
Ou cette variante : « S’il existe au moins deux façons de faire quelque chose au qu’au moins l’une de ces façons peut entraîner une catastrophe, il se trouvera forcément quelqu’un quelque part pour emprunter cette voie. »
L’on peut penser que cela est une vision négative de la vie mais elle est (malheureusement) terriblement vrai. Il n’y a aucune façon de s’en prévenir. Du moins, pas directement.
Si quelque chose doit vous tomber dessus et prendre de votre temps. Que faire ? Dans les faits, c’est simple. Tu reprends ta To Do List, et si tu n’as plus l’heure requise pour faire telle tâche, alors déplace une tâche demandant moins de temps et replanifie celle-là.
L’idéal est de toujours prévoir 15min de battement entre 2 activités. Ce petit quart d’heure permet en général de ne pas superposer les évènements quand ils arriveront. Et aussi de conserver 30min/1h par jour de « creux » pour pouvoir y déplacer une tâche qui aurait sauté dans la journée. (Aller chercher son fils à l’école car il est malade, un accident sur la route, etc.)

La loi de Pareto

Vilfredo Pareto, économiste italien, remarqua à la fin XIXième siècle que les niveaux d’inégalité (données fiscales) suivaient un phénomène étrangement similaire malgré la différence des pays traités (Angleterre, Russie, France, Suisse, Italie et Prusse). C’est en 1954 que Joseph Juran utilisa alors l’expression « Principe de Pareto » pour signifier qu’environ 80% des effets sont le produit de 20% des causes.
Dans la vie pratique, il est intéressant de se poser un moment sur les tâches à accomplir. Aussi bien au travail qu’à la maison. Et ensuite de les prioriser. Qu’est-ce qui apporte le plus de bénéfice. Quelle tâche me permet d’atteindre le plus haut niveau de satisfaction (personnel, client, relationnel, etc.).
En classifiant ainsi ces tâches vous saurez par lesquels commencer. Car une fois terminé tu auras ainsi fait presque 80% de ton travail !
Ce principe est utilisable dans bien d’autres domaines. Par exemple, il apparaît souvent que seuls 20% des clients apportent 80% du chiffres d’affaires. Il peut donc apparaître comme judicieux de prioritisés ceux-là par rapport à d’autres.

La loi de Fraisse

Paul Fraisse était un psychologue français connu pour ses travaux sur la perception du temps. Nous l’avons tous déjà vécu. Ce moment super agréable qui touche « déjà » à sa fin après plus de 2 heures alors qu’on a l’impression qu’on a commencé il y a 15 minutes.
La perception du temps n’est pas que relative à la vitesse ⏩ mais dépend aussi d’autres paramètres comme le plaisir. Ainsi « une heure ne serait pas égale à une heure ». Chaque personne voit le temps à sa façon. Une même réunion pour deux personnes ne sera pas perçue de la même manière.
Il est ainsi conseillé d’alterner les tâches plaisantes 💜 avec celle que l’on n’aime moins. Il serait même préférable de commencer par les désagréables histoires d’en finir au plus vite.
Il est aussi possible d’essayer de rendre ses tâches plus plaisantes. Une bonne musique, une tasse de café, carré de chocolat, etc.
La méthode Pomodoro 🍅 déjà vu sur le post de la loi de parkinson permet aussi « d’accélérer » la perception du temps.

La loi de Carlson

Sune Carlson était un économiste suédois. Il écrivit en 1951 dans son livre l’influence néfaste des interruptions dans un cadre professionnel.
Il s’est rendu compte qu’un cadre était dérangé toutes les 20 minutes ! Une étude plus récente à baisser ce chiffre à 12 minutes. On a besoin de 3 à 5 minutes pour se concentrer et se mettre à fond dans la tâche à accomplir.
Chaque interruption redemande donc ces quelques minutes de concentration.
Astuce pour gérer les interruptions : Passage du téléphone en mode avion et le mettre dans une autre pièce. Le simple son du vibreur ou même le fait de l’avoir en vue l’espace d’une seconde détourné votre esprit et fera ainsi perdre votre concentration.
De même pour les mails. Regarde tes mails dans une journée. Combien sont urgents au point de ne pas pouvoir attendre 3 ou 4 heures avant d’y répondre ? Il est vivement conseillé de regarder ses mails 2 à 3 fois par jour. Par exemple, à 11h puis à 16h. Cela permet de travailler efficacement en début de journée et d’associer la fin de matinée au traitement des mails. De même pour la fin de journée.
Prévenir autour de soi. Un mot sur la porte. Un message automatique sur sa boîte mail. Un rdv dans son agenda.

Loi « Bonus » de Laborit

Nous sommes biologiquement attirés par le plaisir et avons donc tendance à fuir les choses difficiles. Dans la même idée que la loi de Fraisse, en commençant par les objectifs les plus durs 🥵 cela nous libérera l’esprit pour le reste de la journée ! 🧘‍♂️

Loi « Bonus » de Illich

Faite des pauses, des vrais, et surtout quand VOUS le voulez. Le temps de concentration optimale est de 45 min. Accorde-toi de vraie pause. Tu reprendras de manière plus efficace que si tu t’acharnes pendant 3 heures d’affilée !
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